Par Aude Annonier Diététicienne Nutritionniste
Les fêtes de fin d’année sont souvent synonymes de repas plus riches, plus longs et plus fréquents. Entre les invitations, les plats traditionnels et les douceurs de Noël, il est normal de voir ses habitudes alimentaires changer.
L’objectif n’est pas de chercher la perfection, mais de trouver un équilibre réaliste et durable, qui permette de profiter pleinement de cette période.
1. L’équilibre se pense sur plusieurs jours
Un repas de fête plus riche ne déséquilibre pas une alimentation à lui seul. L’équilibre alimentaire se construit sur la durée, et non sur un repas isolé.
Inutile donc de « compenser » ou de se restreindre excessivement le lendemain. Revenir simplement à des repas simples, riches en légumes et en aliments bruts suffit.
2. Structurer ses repas, même pendant les fêtes
Quand c’est possible, conserver une structure de repas aide beaucoup :
- Une source de protéines (viande, poisson, œufs, légumineuses)
- Des légumes, crus ou cuits
- Une portion de féculents selon l’appétit
- Un produit laitier ou équivalent
- Un dessert si l’envie est présente
Même lors d’un repas festif, cette structure peut rester présente, avec des portions adaptées et des choix variés.
3. Faire de la place aux légumes
Les légumes sont souvent les grands oubliés des repas de fêtes, alors qu’ils apportent fibres, vitamines et satiété.
Penser à :
- Ajouter des légumes dans les entrées
- Proposer des accompagnements de légumes rôtis, poêlés ou en gratin
- Servir une soupe ou un velouté en entrée lors de certains repas
Ils permettent d’équilibrer naturellement le repas, sans frustration.
4. Écouter ses sensations
Pendant les fêtes, manger en pleine conscience est un vrai allié :
- Prendre le temps de manger
- S’arrêter quand la satiété est là
- Se resservir uniquement si l’envie est réelle
Se faire confiance permet souvent d’éviter les excès inconfortables, sans avoir besoin de règles strictes.
5. Ne pas diaboliser les aliments « festifs »
Chocolat, bûche, fromages ou apéritifs font partie de la tradition. Les interdire ou les éviter à tout prix peut générer de la frustration et une relation compliquée à l’alimentation.
L’important est la fréquence, la quantité et le plaisir associé, pas l’exclusion.
6. Penser aussi à l’hydratation et au mouvement
Pendant les fêtes, l’hydratation est souvent reléguée au second plan, alors qu’elle joue un rôle essentiel dans le confort digestif et le bien-être général. Boire de l’eau régulièrement tout au long de la journée, en alternance avec les boissons festives, aide à limiter les sensations de lourdeur, la fatigue et les inconforts digestifs.
Maintenir un minimum de mouvement est également bénéfique. Il ne s’agit pas de faire du sport à tout prix, mais simplement de rester actif à son niveau : une marche après le repas, une sortie en extérieur ou une activité douce favorisent la digestion et participent à l’équilibre global. L’essentiel est de bouger à son rythme, en respectant ses capacités et son énergie du moment.
En résumé
Équilibrer ses repas pendant les fêtes, c’est :
- Profiter sans culpabiliser
- Maintenir des repères simples
- Miser sur les légumes et l’écoute de soi
- Penser à l’hydratation et au mouvement
- Se rappeler que l’alimentation se construit sur la durée
Les fêtes sont avant tout un moment de partage et de plaisir. L’équilibre alimentaire peut parfaitement en faire partie.
Je vous souhaite de très belles fêtes de fin d’année, placées sous le signe du plaisir, du partage et de la bienveillance envers vous-même, en pensant aussi à bien vous hydrater et à bouger à votre rythme, selon vos capacités.
À l’année prochaine, pour une année remplie de plaisir, de partage et de bienveillance.

